Rivière-Salée, le vendredi 28 juillet 2006
Hier soir jeudi 27 juillet, un rassemblement international a eu lieu devant le ministère des affaires étrangères alors que le président camerounais Paul Biya y était reçu par Brigitte Girardin, ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie. Notamment présents, Jean-Claude Legrand (adjoint au maire du IXème arrondissement de Paris), An Nou Allé, l'ARDHIS, le CRAN (représenté par son porte-parole Louis-Georges Tin), le Comité IDAHO, les «Oublié(e)s » de la Mémoire (représentés par leur vice-président Philippe Couillet), Act Up-Paris (représentée par Thierry Schaffauser) et l'association britannique GALHA (Gay and Lesbian Humanist Association) entendaient rappeler le sort du jeune Alim, mort du VIH le 20 juin dernier après avoir été incarcéré pendant plus d'un an pour délit d'homosexualité, violé durant sa détention et privé de soins après la déclaration de son sida en prison. Les manifestants avaient reçu le soutien de Monseigneur Gaillot, de SOS homophobie, du SNEG, du Bagdam Espace Lesbien de Toulouse et de six autres associations LGBT (Adhéos Charente-Maritime, Arc-En-Ciel Toulouse, Cigale Grenoble, Cigales Dijon, ÉnerGay et la LGP Région Centre). Les manifestants entendaient rappeler à Paul Biya et à
Brigitte Girardin les quatre demandes formulées dans les lettres
ouvertes qui leur avaient été adressées respectivement
les 20 et 26 juillet «au sujet de la mort du jeune Alim
Mongoche en particulier et de la situation des personnes homosexuelles
au Cameroun en général », demandes visant
à obtenir du président camerounais : Dans l'après-midi, An Nou Allé avait reçu du cabinet de Brigitte Girardin l'assurance que ces quatre demandes seraient «évoquées » lors des entretiens de la ministre déléguée avec le chef de l'État camerounais. À cette occasion, An Nou Allé avait souligné la vocation de «combat » pour les droits de l'Homme de la ministre déléguée, aux termes même de la déclaration de principe exposée sur le site gouvernemental diplomatie.gouv.fr : «La diplomatie française s'attache à combattre par son action, (...) dans le cadre de ses relations bilatérales, les violations des droits de l'homme partout où elles sont commises » [a] . An Nou Allé avait alors souhaité que la notion «d'évocation » avancée par son cabinet reste compatible avec cette notion de «combat ». Nous resterons vigilants quant au respect de ces assurances et appelons le président français Jacques Chirac, qui recevra son homologue camerounais aujourd'hui vendredi 28 juillet à 13h00, à évoquer à son tour ces quatre demandes. Dans ce cadre, nous soulignons la vocation de «combat » pour les droits de l'Homme du chef de l'État, aux termes même de son allocution d'investiture du 16 mai 2002 : «La mondialisation des économies doit impérativement s'accompagner d'une mondialisation de la solidarité. La France, fidèle à ses traditions, doit être au premier rang de ce combat. Elle doit être la nation de ce combat » [b].
De g. à d., Jean-Claude Legrand
(adjoint au maire du IXème arrondissement de Paris), (a) http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/rubrique.php3?id_rubrique=1048 Voir notre
communiqué du 26 juillet 2006 : Mgr Gaillot, An Nou
Allé, SOS homophobie, l'ARDHIS, le CRAN et le Comité IDAHO
demandent au gouvernement d'intervenir auprès de Paul Biya - Appel
à manifester jeudi 27 à 20h00 devant le Quai d'Orsay
© AN NOU ALLÉ ! CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer | Association des NoirEs lesbiennes, gais, bi & trans en France
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