Rivière-Salée, le dimanche 30 juillet 2006
Le 1er juillet dernier entrait en vigueur une loi pénalisant l'homosexualité masculine au Zimbabwe : l'article 73 de la «Criminal Law» prévoit ainsi que deux hommes qui auront un rapport anal ou même un simple contact physique «considéré par une personne raisonnable comme étant indécent» (sic) seront reconnus coupable de «sodomie» (re-sic) et devront payer une amende voire passer un an en prison ! La dimension liberticide de cette disposition ne doit pas être sous-estimée : une simple étreinte un peu trop chaleureuse entre deux hommes pourrait désormais être criminalisée... Monseigneur Gaillot, An Nou Allé, SOS homophobie, le CRAN, le Comité IDAHO, la Commission LGBT des Verts ainsi qu'Agayri Sud-Est, le CLG Nantes, CIGaLes (Dijon), Emergence 57 (Sarreguemines), la Fédération française des Centres LGBT, le FGL Lyon, Gay-Union (La Réunion), Homonyme (Nancy), la LGP Lyon, la LGP Région Centre, Moove ! (Lyon), les «Oublié(e)s» de la Mémoire, Reims Liberté Gaie et le SNEG saisissent aujourd'hui le ministre des affaires étrangères pour dénoncer la chasse à l'homme légale qui se prépare au Zimbabwe. Dans une lettre ouverte, ces signataires rappellent à Philippe Douste-Blazy que selon son propre site Internet diplomatie.gouv.fr, «la diplomatie française s'attache à combattre par son action (...) les violations des droits de l'homme partout où elles sont commises». En conséquence, ils lui demandent de leur faire connaître «[sa] position sur la législation entrée en vigueur au Zimbabwe le 1er juillet ainsi que les mesures que [ses] services entendent mettre en oeuvre pour combattre par leur action cette violation flagrante et majeure des droits de l'homme».
© AN NOU ALLÉ ! CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer | Association des NoirEs lesbiennes, gais, bi & trans en France
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