Rivière-Salée, le vendredi 17 novembre 2006
Hier soir jeudi 16 novembre, avec les autres associations membres du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France), An Nou Allé manifestait devant le siège du Parti socialiste à Paris, rue de Solférino. Après les déclarations hallucinantes (hallucinées ?) du président socialiste du conseil régional du Languedoc-Roussillon, qui venait d'exprimer sa «honte» et sa «peine» de voir «neuf Blacks sur onze» dans l'équipe de France de football, le CRAN et An Nou Allé ont exigé que le Parti socialiste sanctionne définitivement les emprunts répétés de Georges Frêche à la rhétorique national(-social)iste. Pendant une heure et demie, entre 21h30 et 23h, le président et le secrétaire général du CRAN, Patrick Lozès et Édouard Nduwa, le secrétaire général d'An Nou Allé, David Auerbach Chiffrin, et d'autres militants du CRAN ont scandé «Georges Frêche, raciste, le PS doit l'exclure !» au passage des personnalités socialistes accourues devant les caméras commenter la désignation de Ségolène Royal. Ainsi interpellés, Bruno Leroux, Jean-Christophe Cambadélis ou Jean-Louis Bianco se sont réfugiés au mieux dans de vagues condamnations de principe, au pire dans le silence, refusant systématiquement de se prononcer pour une exclusion définitive de Georges Frêche. Leur gêne était-elle due au soutien apporté par Georges Frêche à Ségolène Royal ? An Nou Allé interpelle la désormais candidate socialiste à l'élection présidentielle et exige qu'elle désavoue l'ancien maire de Montpellier. An Nou Allé demande également à la candidate de désavouer Marlène Lanoix et Raymond Occolier, première secrétaire fédérale du PS en Martinique et maire socialiste du Vauclin, qui se signalent depuis plus de deux ans par leurs propos homophobes.* An Nou Allé exige du Parti socialiste qu'il sanctionne sans tergiverser
davantage des individus qui, après avoir traité des Harkis
de «sous-hommes», parlé de «honte»
au sujet des Noirs de France ou renvoyé les personnes lesbiennes,
gaies, bi & trans au statut «d'abomination» ou
de menace pour la survie de «l'espèce humaine»,
sont devenues des tâches vivantes à l'honneur de la République.
* Voir 14 novembre 2006
- «Victorin Lurel, secrétaire national du PS à
l'Outre-Mer, prend des engagements précis en vue de lutter contre
l'homophobie aux côtés d'An Nou Allé, Gay-Union et
Homo-Sphère» - Communiqué de presse n°ANA2006/42
(B)
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